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lundi 24 août 2026

Le roi de Rome retrouve Longwood

 

Le roi de Rome retrouve Longwood

Les collections des Domaines nationaux viennent de s'enrichir d'un nouveau témoignage de la captivité de Napoléon grâce à la générosité d'Éric Barthe, auquel j'adresse mes plus sincères remerciements.

Il s'agit d'une réplique du petit buste en marbre blanc du roi de Rome qui accompagna Napoléon durant son exil à Sainte-Hélène.

Cette sculpture, longtemps attribuée au sculpteur François-Joseph Bosio parce que l'Empereur lui-même était convaincu qu'il s'agissait d'un portrait commandé par Marie-Louise, n'est en réalité pas de sa main. Son auteur demeure aujourd'hui inconnu, même si l'œuvre s'inspire manifestement du célèbre portrait à l'aquarelle réalisé par Jean-Baptiste Isabey.

L'authenticité importait finalement peu à Napoléon.

Lorsqu'en juin 1817 ce buste lui fut proposé à Longwood, il savait déjà que l'histoire racontée autour de son origine était probablement embellie. Peu lui importait. Devant cette effigie de son fils, il déclara qu'il aurait payé « des millions ».

Le père parlait plus fort que l'ancien souverain.

Le buste fut immédiatement placé dans son salon, où Napoléon recevait les rares visiteurs autorisés à franchir les portes de Longwood. Il lui arrivait de le désigner d'un simple geste avant de murmurer :

« C'est mon fils. Voilà tout ce qu'ils m'en ont laissé. »

Cette phrase résume peut-être à elle seule toute la tragédie de Sainte-Hélène.

Dans les appartements de Longwood, le roi de Rome était partout. Portraits peints, miniatures, gravures, mèches de cheveux, petits bustes de plâtre ou de marbre rappelaient constamment au prisonnier celui qu'il ne reverrait jamais. Plus encore que Joséphine ou Marie-Louise, c'était l'enfant absent qui peuplait les murs de sa demeure d'exil.



L'arrivée de ce buste aux Domaines nationaux dépasse donc le simple enrichissement des collections.

Elle permet de restituer au visiteur l'une des présences les plus silencieuses et les plus émouvantes de Longwood : celle d'un fils dont le père ne conservait plus que l'image.

Je tiens à remercier très chaleureusement Éric Barthe pour ce généreux don, qui contribue une nouvelle fois à faire revivre, avec justesse et sensibilité, l'atmosphère des dernières années de Napoléon à Sainte-Hélène.

dimanche 23 août 2026

Une livrée impériale arrive à Sainte-Hélène

 Grâce à la générosité de Jean-Paul Mayeux, les collections des Domaines nationaux viennent de s'enrichir d'une remarquable réplique d'une livrée impériale de valet de chambre, réalisée en 2022 par l'atelier Antikcostume Atsuko (Dinard).



Cette tenue sera prochainement présentée dans la salle à manger de Longwood House.



 
Le choix de cet emplacement n'est pas le fruit du hasard.

C'est précisément dans cette pièce que les repas étaient servis à Napoléon… non plus par des valets de chambre français revêtus de la livrée impériale, mais par des soldats britanniques spécialement affectés à ce service.



Le contraste est saisissant. Sous la Restauration, la simple évocation de l'Empire ou de Napoléon était devenue politiquement suspecte. En France, les manifestations publiques de fidélité à l'Empereur pouvaient conduire à des poursuites, à l'emprisonnement, voire, dans certains cas, à la déportation. À Longwood, jusque dans les derniers détails du quotidien, tout rappel visible de l'Empire avait disparu.

Réintroduire aujourd'hui cette livrée dans les appartements de Longwood ne consiste donc pas à recréer artificiellement un décor disparu. C'est redonner au visiteur une clé de compréhension de ce qu'était réellement la Maison de Longwood avant la chute de l'Empire, mais également mesurer l'ampleur des ruptures imposées par l'exil.

J'adresse mes plus sincères remerciements à Jean-Paul Mayeux pour ce nouveau don, qui vient enrichir encore les collections des Domaines nationaux, ainsi qu'à l'atelier Antikcostume Atsuko pour la qualité exceptionnelle de cette réalisation.

Une pièce de tissu peut parfois raconter autant d'histoires qu'un monument.




samedi 22 août 2026

Une visite zouloue à Sainte-Hélène, Inkosi Thandisizwe Siyabonga Mpungose

 

Une visite zouloue à Sainte-Hélène


La visite à Sainte-Hélène d’Inkosi Thandisizwe Siyabonga Mpungose, chef traditionnel du district d’Eshowe, au KwaZulu-Natal, revêt une portée particulière. Elle relie deux territoires éloignés par l’océan, mais réunis par une histoire faite d’exils, de luttes politiques et de mémoire. Inkosi Mpungose est également le fondateur de la Bekezela Community Foundation, engagée en faveur des communautés vulnérables et du développement local en Afrique du Sud.  


Inkosi Thandisizwe Siyabonga Mpungose à Plantation House, le 20août 2026

Pour les visiteurs qui découvrent l’île à travers Napoléon, il est important de rappeler que Sainte-Hélène fut, au XIXᵉ et au XXᵉ siècle, bien davantage qu’un lieu d’exil impérial. Après le départ des Français en 1821, les Britanniques continuèrent à utiliser l’île comme territoire de détention et de déportation. Les deux épisodes zoulous, séparés par une dizaine d’années, en constituent une page particulièrement méconnue.


Dinizulu, circa 1883


Le premier exil : Dinizulu, 1890-1897

En 1890, le prince zoulou Dinizulu kaCetshwayo, fils du roi Cetshwayo, fut déporté à Sainte-Hélène avec ses deux oncles, Ndabuka et Tshingana, ainsi qu’une partie de leur entourage. Leur exil intervenait dans le contexte troublé de la conquête et de la réorganisation britanniques du pays zoulou. Après la guerre anglo-zouloue de 1879, puis les conflits civils qui suivirent, les autorités britanniques cherchèrent à neutraliser les chefs susceptibles de contester leur domination.  



Le groupe arriva à Jamestown le 28 mars 1890. Dinizulu et ses compagnons ne furent pas enfermés dans une prison au sens strict du terme : ils furent assignés à résidence et surveillés, mais bénéficièrent d’une liberté de déplacement relativement large à l’intérieur de l’île. Cette situation était donc très différente de celle de Napoléon, soumis à une surveillance politique et militaire constante à Longwood. 

Les Zoulous furent d’abord installés à Rosemary Hall, ancienne résidence associée à plusieurs personnalités européennes présentes à Sainte-Hélène pendant la captivité impériale. Le climat humide et frais les conduisit ensuite vers Maldivia House, à Jamestown, puis Dinizulu fut autorisé à établir sa maison à Francis Plain. L’organisation de leur séjour évolua donc au fil des années, entre contraintes administratives et accommodements locaux. 


Le prince Dinizulu

Dinizulu s’intéressa aux usages européens. Il apprit à lire et à écrire, se passionna pour la musique et reçut des leçons de piano. Il accordait également une grande importance à ses vêtements et à ceux de son entourage. Ses deux oncles, en revanche, acceptèrent beaucoup moins volontiers les habitudes imposées par leurs gardiens : ils répugnaient notamment à dormir dans un lit, à s’asseoir sur une chaise ou à utiliser une table.

Le séjour des exilés zoulous fut aussi marqué par les contacts avec la population de l’île. Dinizulu se lia d’amitié avec plusieurs habitants et fut apprécié par une partie du clergé local. Il se convertit au christianisme avec enthousiasme, même si cette conversion fut aménagée pour tenir compte de sa situation familiale et de la présence de plusieurs épouses.

À la fin de l’année 1897, après environ sept années d’exil, Dinizulu, ses oncles, leurs familles et leurs serviteurs quittèrent Sainte-Hélène. Le groupe repartit le 24 décembre 1897, à bord de l’Umbilo. L’île conservait alors le souvenir d’un jeune chef devenu, pour certains de ses habitants, une figure familière et attachante. 


Maldivia, seconde résidence de Dinizulu


La seconde vague : les prisonniers de 1907

Dix ans plus tard, Sainte-Hélène accueillit une seconde vague de prisonniers zoulous. Cette fois, il ne s’agissait pas de membres de la famille royale exilés après les conflits de la fin du XIXᵉ siècle, mais de chefs et de participants à la révolte qui avait éclaté au Natal en 1906-1907.

Cette insurrection, souvent appelée rébellion de Bambatha, fut provoquée notamment par l’introduction d’un impôt par tête, qui s’ajoutait aux taxes déjà imposées aux populations africaines. Les autorités coloniales arrêtèrent les chefs considérés comme responsables ou solidaires du mouvement. Certains furent condamnés à de lourdes peines, puis désignés pour être déportés loin de l’Afrique du Sud. Sainte-Hélène fut choisie après que l’île Maurice eut été écartée en raison d’une épidémie de béribéri. 

Le vapeur Inyati arriva au large de Sainte-Hélène le 11 juin 1907. Vingt-cinq prisonniers zoulous débarquèrent le lendemain. Ils étaient âgés d’environ vingt à soixante-dix ans et portaient des vestes kaki marquées de la lettre « L » ainsi que d’autres indications correspondant à leur statut pénal. Les témoignages de l’époque les décrivent comme affaiblis et amaigris après leur transport.

Les prisonniers furent conduits aux baraquements de Ladder Hill, où ils demeurèrent sous surveillance. Leur quotidien fut beaucoup plus rigoureux que celui de Dinizulu et de ses compagnons. Les rations prévues comprenaient principalement du mealy meal, une bouillie de maïs, du sel, quelques légumes et une quantité déterminée de viande. Ils ne recevaient ni thé, ni café, ni lait, ni tabac, et chacun devait se contenter d’une couverture pour dormir.

Pendant leur séjour, les prisonniers furent employés essentiellement à des travaux publics, notamment sur les routes et dans les carrières. Leur présence resta cependant beaucoup moins visible dans la mémoire locale que celle de Dinizulu ou que celle des milliers de prisonniers boers internés à Sainte-Hélène de 1900 à 1902. Les documents officiels et les journaux de l’époque leur accordent une place limitée, ce qui explique en partie la difficulté à reconstituer aujourd’hui leurs itinéraires individuels.

Ils restèrent sur l’île jusqu’en 1909, soit environ deux années. Plusieurs moururent pendant leur détention ; des recherches locales font état de sept décès parmi les vingt-cinq prisonniers zoulous, de 1908 à 1910. Leurs sépultures ne sont pas toujours identifiées, et cette absence de traces matérielles contribue à l’effacement de leur histoire. sizakelegumede.co

Deux histoires, une même île

Les deux vagues zouloues ne doivent pas être confondues. La première concernait Dinizulu, ses oncles et leur entourage, dans le cadre d’un exil politique relativement privilégié de 1890 à 1897. La seconde concernait vingt-cinq prisonniers liés à la révolte de 1906-1907, détenus dans des conditions plus strictes de 1907 à 1909.

Première période
Seconde période
1890-1897     1907-1909
Dinizulu, ses deux oncles et leurs familles     Vingt-cinq prisonniers zoulous
Exil politique et assignation à résidence      Déportation pénale après la révolte du Natal
Rosemary Hall, Maldivia House, Francis Plain      Baraquements de Ladder Hill
Contacts nombreux avec les habitants      Vie plus encadrée et travaux forcés

Ces deux épisodes montrent cependant la continuité d’une même politique impériale : éloigner les opposants et les chefs africains vers une île située à des milliers de kilomètres de leur pays. Sainte-Hélène avait servi à isoler Napoléon après 1815 ; elle servit ensuite à éloigner des dirigeants zoulous et des prisonniers de guerre, dans des contextes très différents mais selon une logique commune de contrôle à distance.

La présence d’Inkosi Thandisizwe Siyabonga Mpungose donne aujourd’hui une résonance contemporaine à cette histoire. Sa visite permet de ne pas considérer les Zoulous comme de simples personnages secondaires d’un récit colonial britannique. Cependant, comme des acteurs d’une histoire politique, familiale et culturelle qui se prolonge jusqu’à nos jours.

Elle invite également à regarder Sainte-Hélène autrement : non seulement comme l’île de la captivité de Napoléon, mais comme un lieu de rencontre entre des mémoires impériales, africaines, européennes et insulaires. La mémoire de Dinizulu, de ses compagnons et des prisonniers de 1907 appartient pleinement à l’histoire de l’île.



Texte préparé à partir de l’ouvrage Sainte-Hélène, île de mémoire, sous la direction de Bernard Chevallier, Michel Dancoisne-Martineau et Thierry Lentz, notamment le chapitre consacré à Sainte-Hélène comme lieu de détention et aux deux périodes zouloues.

dimanche 16 août 2026

Quelques mots depuis l’Élysée

 Une photographie officielle du président de la République, Emmanuel Macron, vient de rejoindre Longwood, accompagnée de ces quelques mots manuscrits :



« Pour Michel Dancoisne-Martineau, qui veille depuis Longwood à Napoléon et notre histoire, avec ma reconnaissance. »

Au-delà de son destinataire, j’aime surtout y lire un hommage à Longwood et à cette présence française maintenue à Sainte-Hélène depuis bientôt deux siècles.

Un témoignage contemporain qui trouvera naturellement sa place dans les archives du Domaine.

Un regard sur Longwood



En mai 2023, le photographe Marcello Fortini posa sa chambre dans les pièces de Longwood House. Il en résulta notamment cette vue en noir et blanc, où la chambre de Napoléon apparaît dépouillée de toute présence et pourtant étrangement habitée. Le regard est conduit par le dessin du tapis, la lumière, l’enfilade des portes et ces meubles silencieux dont les formes semblent retenir quelque chose du lieu.

Marcello Fortini vient de faire don de ce cliché au Domaine de Longwood. Je tiens à le remercier très chaleureusement pour ce geste qui fait entrer dans nos collections non pas une nouvelle représentation historique de la maison, mais le regard d’un photographe contemporain sur un lieu dont le temps demeure la matière première.

La photographie, prise à la chambre Technika Linhof 4 × 5 inches sur film Kodak Tri-X Pan, a fait l’objet en 2026 d’un tirage unique sur papier baryté Ilford, réalisé à Paris sous le contrôle de l’auteur. Elle est numérotée E/A 1/1 et signée par Marcello Fortini.



 

vendredi 31 juillet 2026

Le Fonds de dotation Brousse dell’Aquila aux côtés du projet muséal de Longwood House

 



Le 15 juin dernier, le Fonds de dotation Brousse dell’Aquila avait réuni au Yacht Club de France plusieurs représentants de l’État, du monde patrimonial et de la Fondation Napoléon autour du projet muséal de Longwood House.

Au-delà du déjeuner lui-même, cette rencontre témoignait surtout de l’intérêt désormais porté au projet bien au-delà de Sainte-Hélène et de la volonté de faire dialoguer, autour de son avenir, l’État, les institutions culturelles et le mécénat privé.



Le Fonds de dotation Brousse dell’Aquila vient de consacrer à cette rencontre une page de son site, rappelant son engagement aux côtés du projet et sa volonté de contribuer à la préservation et à la transmission de ce patrimoine exceptionnel.


Je lui en suis particulièrement reconnaissant. La réforme de Longwood House ne pourra en effet prendre toute son ampleur qu’en réunissant autour d’elle des partenaires convaincus qu’il ne s’agit pas seulement de conserver une maison historique, mais de préparer les conditions de sa transmission aux générations futures.

À lire sur le site du Fonds de dotation Brousse dell’Aquila : Soutenir la préservation de l’Histoire : notre engagement pour la Maison de Longwood - FDBDA - Fonds de dotation Brousse dell’Aquila

samedi 4 juillet 2026

Bury, le XXe régiment et la mémoire oubliée de Sainte-Hélène

 Il est parfois des visites qui obligent à revoir son propre regard.

Hier, j'ai eu le privilège d'être reçu par Ria Bagshaw, conservatrice du Fusilier Museum de Bury, près de Manchester, ainsi que par toute son équipe. L'accueil fut d'une rare générosité. Mais plus encore que l'accueil, c'est la place accordée à Sainte-Hélène dans ce musée qui m'a profondément marqué.

Car ici, dans le musée des héritiers du XXe régiment d'infanterie britannique — celui-là même qui monta la garde à Longwood durant les derniers mois de Napoléon — Sainte-Hélène est toujours présente.

Dès l'entrée, on est capable de situer Sainte-Hélène sur une mappemonde

On y découvre naturellement les trois célèbres volumes de la Life of Marlborough de William Coxe, offerts par Napoléon aux officiers du régiment quelques semaines avant sa mort. Trois ouvrages qui déclenchèrent la colère de Hudson Lowe pour trois simples mots inscrits en tête de page de chacun des volumes : « L'Empereur Napoléon ». Trois mots qui coûtèrent pratiquement sa carrière au capitaine Lutyens.

Le musée conserve également la tunique du docteur Archibald Arnott, dernier médecin britannique à avoir soigné Napoléon, ainsi que ses décorations et plusieurs souvenirs liés à cette ultime période de Longwood.



Autre officier britannique mis en valeur dans le musée : William Crokat, celui-là même qui eût l'honneur d'apporter la nouvelle de la mort de Napoléon en Grande-Bretagne.



En parcourant les vitrines, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un sentiment mêlé d'admiration... et d'embarras.

Car cette mémoire est aujourd'hui davantage expliquée à Bury qu'à Sainte-Hélène elle-même.


Aujourd'hui, emplacement du camp de Deadwood

À Deadwood, où le XXe régiment avait installé son camp, rien ou presque ne rappelle aujourd'hui cette présence militaire pourtant essentielle à l'histoire napoléonienne de l'île. Les panneaux d'interprétation l'ignorent. Les visiteurs passent sans imaginer que plusieurs centaines de soldats britanniques vécurent ici pendant près de six années afin de surveiller un seul homme.

Pourtant, raconter Sainte-Hélène, ce n'est pas seulement raconter Napoléon.

C'est aussi raconter ceux qui l'entouraient.

Les officiers britanniques. Les soldats des régiments successifs. Les médecins militaires. Les ingénieurs. Les jardiniers. Les esclaves affranchis. Les habitants de Jamestown. Tous participèrent, souvent malgré eux, à cette extraordinaire histoire humaine.

Toute la carrière militaire listée sur le ruban de sa médaille militaire


Depuis quelques années, l'Office du tourisme de Sainte-Hélène accomplit un travail remarquable pour promouvoir les paysages, la randonnée et le patrimoine naturel de l'île. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il reste un immense chantier à ouvrir : celui de l'interprétation historique.

Sainte-Hélène possède un patrimoine exceptionnel. Encore faut-il le raconter.

Peut-être est-il paradoxal qu'il m'ait fallu parcourir près de dix mille kilomètres jusqu'au nord de l'Angleterre pour mesurer combien une partie de l'histoire napoléonienne de Sainte-Hélène vue du côté britannique est aujourd'hui mieux conservée... loin de Sainte-Hélène pourtant dépendance britannique.




Et c'est précisément cette prise de conscience qui donne encore davantage de sens au travail quotidien mené aux Domaines nationaux : préserver les lieux, certes, mais surtout transmettre leur histoire dans toute sa richesse, y compris lorsqu'elle est britannique.