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mardi 14 avril 2026

Longwood House — Carnet de la réforme muséale #2

Une escale, ou les limites d’un système - Importance de la réforme muséale proposée

Les escales de paquebots rappellent avec une particulière netteté les limites du dispositif actuel. Lors de l’arrivée du MV Amera à Sainte-Hélène, le mardi 14 avril 2026, le navire transportait environ 684 passagers. Or, sur cet ensemble, seuls 133 visiteurs ont effectivement acheté un billet d’entrée.

Les autres, pour une part non négligeable, ont préféré demeurer en ville, jugeant les coûts trop élevés, tandis que certains, après avoir pourtant loué un taxi pour se rendre jusqu’aux portes de la Tombe ou de Longwood, ont refusé d’acquitter le droit d’entrée. Ces situations, désormais récurrentes, dégradent les conditions d’accueil et exposent les équipes à des tensions inutiles. Elles conduisent également, par précaution, à fermer le Pavillon des Briars lors de ces journées, afin d’éviter que ces comportements ne s’y reproduisent.



D’un point de vue strictement financier, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un billet fixé à £12, la vente de 133 billets représente une recette brute de £1,596. Mais, dans le système actuel, où les objets et le mobilier demeurent trop directement à portée des visiteurs, la seule ouverture de Longwood et de la Tombe à un flux exceptionnel impose le recrutement de gardiens supplémentaires, soit une surcharge de £1,466.

Il ne reste donc, avant même de prendre en compte les autres frais de fonctionnement, que £130. Autrement dit, la recette générée par une telle escale ne produit qu’un résultat quasi nul, sans commune mesure avec la pression exercée sur les lieux, les collections et les équipes.

Le seul surcoût de surveillance absorbe ainsi plus de 91 % de la billetterie de la journée. Rapporté aux seuls visiteurs payants, ce dispositif représente environ £11 de surveillance par billet vendu, laissant à peine £1 par entrée pour couvrir l’ensemble des autres charges.




Ces chiffres, à eux seuls, suffisent à éclairer la situation : le modèle actuel ne permet plus d’assurer simultanément l’ouverture des sites, leur protection et un fonctionnement économiquement soutenable.

Il ne s’agit plus ici d’un déséquilibre marginal, mais d’un système qui, à chaque afflux, s’approche de son point de rupture. Ouvrir revient presque à s’exposer ; accueillir, à consentir un effort disproportionné ; protéger, à mobiliser des moyens que la billetterie ne peut plus couvrir.

C’est précisément à cet endroit que se situe le projet muséal. Non comme une transformation de principe, mais comme une réponse nécessaire à une réalité désormais mesurable : protéger sans multiplier indéfiniment la présence humaine, organiser la visite sans en altérer le silence, et redonner au lieu les conditions d’un équilibre à la fois humain, patrimonial et économique.

mercredi 25 mars 2026

Le meilleur film sur Napoléon à Sainte-Hélène : The Man on the Rock (1975)

 S’il ne fallait retenir qu’un seul film consacré à Napoléon à Sainte-Hélène, ce serait pour moi The Man on the Rock (1975).



Réalisé par Michael Pierce et interprété par Kenneth Griffith, ce film a été tourné sur l’île même. Ce détail n’est pas anodin : le plateau, les vents, la lumière, la topographie — tout est authentique. Sainte-Hélène n’y est pas un décor reconstitué, elle est le théâtre réel de l’action.



Je n’avais vu ce film qu’une seule fois. C’était en 1985, lors de mon premier voyage à Sainte-Hélène. Mon anglais était encore hésitant ; je n’avais sans doute pas saisi toutes les nuances du texte. Mais les images m’avaient profondément marqué.



Le revoir quarante-deux ans plus tard ne change rien à cette première impression. Il demeure, à mes yeux, le meilleur film-reportage consacré à Napoléon à Sainte-Hélène.

Certains pourront le juger sévère à l’égard de l’Empire britannique. Il faut rappeler que l’équipe était en grande partie galloise — et Kenneth Griffith lui-même n’a jamais caché ses convictions. Mais au-delà de toute lecture politique, ce qui frappe, c’est la force théâtrale de l’ensemble.



Tourné sans costumes d’époque, avec la participation des habitants de l’île, le film repose presque entièrement sur le jeu d’acteur. Kenneth Griffith, immense comédien, interprète tour à tour le gouverneur Sir Hudson Lowe et Napoléon. Cette dualité crée une tension remarquable. La scène de l’entrevue entre Napoléon et Lowe est d’une intensité rare, presque étouffante.



Ce n’est pas un film spectaculaire.
C’est un film habité.

Pour ceux qui aiment le théâtre, la parole incarnée, et les grandes interprétations, The Man on the Rock reste une référence.

À Sainte-Hélène, certains récits ne vieillissent pas. Celui-ci en fait partie.


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Carte postale envoyée par Kenneth Griffith à Tony Whittome depuis Sainte-Hélène.
Elle porte le cachet de Longwood House.

lundi 2 mars 2026

Les domaines français à travers le monde

 Il existe, au-delà des frontières de la République, quelques domaines français historiques dispersés entre l’Europe, le Proche-Orient et l’océan Atlantique.

Domaine national de Longwood, 2014


Ces domaines sont des propriétés de l’État français situées sur le territoire de pays souverains. Ils ne constituent pas des enclaves : la France n’y exerce pas de souveraineté politique pleine et entière, même si des dispositions particulières peuvent s’y appliquer en raison de leur statut spécifique.

Ces lieux, singuliers par leur histoire, témoignent d’un passé diplomatique, culturel et religieux dense. La liste qui suit n’est peut-être pas absolument exhaustive, mais elle permet de saisir l’ampleur et la diversité de ces implantations.


1 – Les Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette

Placés sous la tutelle de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, les Pieux Établissements résultent de donations anciennes.

Ils comprennent notamment :

Cinq églises et leurs dépendances :

  • La Trinité-des-Monts

  • Saint-Louis-des-Français et le couvent attenant

  • Saint-Nicolas-des-Lorrains

  • Saint-Yves-des-Bretons

  • Saint-Claude-des-Francs-Comtois de Bourgogne

S’y ajoutent plusieurs immeubles à Rome ainsi que la chapellenie de l’église de Lorette et quelques hectares attenants.


2 – La Villa Médicis

Toujours à Rome, la Villa Médicis constitue l’un des symboles majeurs de la présence culturelle française à l’étranger.

L’Académie de France à Rome, créée en 1666 sous l’impulsion de Colbert, permit à des artistes tels que Boucher, Fragonard ou Houdon de parfaire leur formation. Supprimée au début de la Révolution, elle fut rétablie en 1795 par le Directoire.

Le 18 mai 1803, l’Académie quitta le Palais Mancini pour s’installer à la Villa Médicis, ancienne résidence du cardinal Ferdinand de Médicis au XVIᵉ siècle. Depuis lors, d’illustres pensionnaires — Gounod, Debussy, Berlioz ou Bizet — y ont travaillé.

La Villa Médicis demeure, en quelque sorte, l’ambassade de l’art français à Rome.


3 – Au Proche-Orient

Plusieurs domaines français sont situés en Israël et à Jérusalem :

  • L’église Sainte-Anne, construite sur le site supposé de la maison des parents de la Vierge Marie et proche de la piscine de Bethesda.

  • Abou-Gosh (Abu Gosh), ancienne commanderie croisée comprenant une église et une crypte, aujourd’hui abbaye bénédictine.

  • L’Eleona, lieu traditionnellement identifié comme celui où le Christ aurait enseigné le Notre-Père.

  • Le Tombeau des Rois, mausolée attribué à la princesse Hélène d’Adiabène.

Ces sites, à forte charge spirituelle et historique, relèvent d’un régime particulier hérité du XIXᵉ siècle.


Domaine national de la Tombe de Napoléon

4 – Sur l’île de Sainte-Hélène

Dans l’Atlantique Sud, trois domaines français sont situés sur le territoire britannique de Sainte-Hélène :

  • Longwood House, où Napoléon passa les dernières années de son exil.

  • La Vallée du Géranium (Vallée du Tombeau).

  • Le Pavillon des Briars.

Longwood House et la Vallée du Tombeau furent acquis par Napoléon III auprès du gouvernement britannique. Le Pavillon des Briars fut offert à la France en 1959 par l’arrière-petite-fille de William Balcombe.

Ces propriétés constituent un cas emblématique de dissociation entre propriété domaniale française et souveraineté britannique.


Domaine national des Briars



5 – La forêt de l’Obermundat

La forêt de l’Obermundat, près de Wissembourg (Bas-Rhin), offre un autre exemple de domaine français situé hors du territoire national.

Initialement française, elle fut rattachée à la Bavière rhénane en 1815. Après la Seconde Guerre mondiale, elle fut provisoirement réunie à la France afin d’assurer l’approvisionnement en eau de la ville de Wissembourg.

Le 23 avril 1949, l’ordonnance 212 du général Koenig formalisa son annexion provisoire au département du Bas-Rhin.

Un accord franco-allemand du 10 mai 1984 rétablit la frontière antérieure tout en maintenant la propriété foncière française de la forêt (à l’exception des ruines du château du Guttenberg). Aujourd’hui, cette forêt domaniale française située en Allemagne est gérée par l’Office national des forêts.


Ces domaines, dispersés à travers le monde, illustrent la complexité des héritages diplomatiques et juridiques du XIXᵉ siècle.

Ils rappellent surtout que la présence d’un État ne se limite pas à la souveraineté politique. Elle peut aussi s’inscrire dans la mémoire, dans la culture et dans la propriété.

Et parfois, comme à Sainte-Hélène, dans le silence d’un plateau battu par les vents.

mercredi 13 août 2025

L'histoire des domaines nationaux dans l'île de Sainte-Hélène (Océan atlantique sud) #02

Quarante et un ans après la mort de Napoléon à Sainte-Hélène, la France n’était toujours pas propriétaire des lieux où l’Empereur avait vécu et reposé. Longwood House servait d’entrepôt agricole, la vallée du Tombeau se visitait contre trois shillings, et le souvenir impérial s’effaçait sous la poussière.

En 1856, Napoléon III engagea une négociation diplomatique délicate avec Londres pour racheter ces lieux chargés d’histoire. Voici comment Longwood et le Tombeau devinrent des domaines nationaux français à l’étranger.





L’acquisition de Longwood et du Tombeau – 1856

Nous sommes en 1856, quarante et un ans après la mort de Napoléon à Sainte-Hélène.
La mémoire de l’Empereur hante encore l’île, et plus particulièrement deux lieux emblématiques : la maison de Longwood, où il vécut ses six dernières années, et le vallon isolé où il fut inhumé en 1821.

Après la mort de Napoléon, Longwood House redevint la propriété de la dernière Compagnie des Indes britannique, avant d’être transférée à la Couronne. Celle-ci la loua à un fermier qui en fit un usage agricole : le salon de l’Empereur servait à loger une batteuse, et sa chambre… à abriter des moutons. 



1840 - Stack - View in the island 


La vallée du Tombeau, alors aux mains d’un particulier, devint l’objet d’un commerce aussi lucratif que scandaleux : les visiteurs devaient payer trois shillings pour voir la pierre tombale.



Depuis l’exhumation de 1840 et le retour triomphal de la dépouille à Paris, la tombe de Napoléon est vide. Mais le site reste un lieu de pèlerinage pour les Français qui affrontent la longue traversée jusqu’à Sainte-Hélène. Ni la maison ni le tombeau ne sont alors la propriété de la France : ils appartiennent toujours au gouvernement britannique, qui les entretient de manière sommaire.

Des officiers de la Marine française rapportèrent cette situation à Napoléon III. Le neveu du défunt, décidé à y remédier, engagea dès 1854 des négociations avec Londres. Les discussions portèrent sur la cession des deux sites à la France, non comme territoire colonial, mais comme propriétés privées de l’État français, protégées par un statut particulier.

Illustration du livre du Capitaine Masselin qui a restauré Longwood en 1860

La vallée du Tombeau fut achetée pour 1 600 livres — un prix jugé élevé, mais qu’il fallut accepter car le célèbre Barnum figurait parmi les acheteurs potentiels. Longwood House, louée jusqu’en 1873, fut quant à elle cédée pour 3 500 livres, somme que le gouverneur jugeait exorbitante mais que la France dut payer. S’y ajouta un capital de 2 000 livres, destiné à compenser les pertes de la colonie, portant le total à 7 100 livres, versés au Trésor britannique par l’intermédiaire de la banque Rothschild.

La reine Victoria, en Conseil privé, consentit alors à renoncer aux droits de la Couronne sur ces propriétés, transférées à « Napoléon III, neveu de Sa Majesté le défunt Empereur Napoléon Ier ».


Le 8 septembre 1856, l’accord fut scellé : la Maison de Longwood, son jardin et la vallée du Tombeau passèrent officiellement dans le patrimoine de la France. Les documents de la transaction — plans, descriptions, relevés cadastraux — furent soigneusement annexés à l’acte. Ce sont ces mêmes documents que je vous présente aujourd’hui, témoins silencieux d’un moment diplomatique discret mais hautement symbolique.

En mai 1858, le chef d’escadron Rougemont, vétéran de Waterloo et commandant des résidences impériales, prit possession des lieux au nom de la France. Depuis ce jour, un représentant de la France réside en permanence à Sainte-Hélène.

Public Notice – « Put up to let… » - Annonce publique de la mise en location des domaines de Longwood – L’ensemble des domaines de Longwood, qui incluait Longwood New-House, a fait l’objet d’une mise en location pour exploitation agricole. La résidence de Napoléon était devenue, pour reprendre les termes de l’avis public, « bâtiments de ferme » 


Tombe par HA Turner vers 1840 (aquarelle) - Coll. Domaines nationaux, don J-P. Mayeux

Longwood retrouva peu à peu son caractère de résidence impériale, et le Tombeau, bien que vide, demeura un lieu de mémoire, où l’histoire et l’émotion se mêlent dans le murmure du vent et le parfum des géraniums.



Un avis anglais

« La transaction par laquelle un gouvernement étranger entra en possession d’une propriété foncière perpétuelle et libre dans une colonie britannique est intéressante pour ceux qui connaissent les lois interdisant l’aliénation de terrains à des ressortissants étrangers.

Le terrain où se situe Longwood House appartenait au gouvernement, tandis que celui où était enterré l’empereur était un terrain « libre » transformé en propriété foncière perpétuelle et libre en vertu d’une proclamation de 1843.

La tombe, en 1821, appartenait à un certain M. Torbett, et, au terme de négociations avec celui-ci, la Compagnie des Indes orientales britannique avait acquis « l’usage et l’accès libres vers et depuis la tombe », tant que le corps y reposerait. La somme versée en échange s’élevait au total à 1200 livres. Des années plus tard, Torbett hypothéqua la propriété, avec d’autres biens lui appartenant, au bénéfice des frères J.J. et S.F. Pritchard, pour la somme de 2700 livres. Il mourut insolvable ; les administrateurs de la succession étant dans l’incapacité de rembourser l’hypothèque, les biens hypothéqués furent saisis et la tombe devint donc propriété des frères Pritchard.

Après l’exhumation, la famille Pritchard garda un œil sur l’affaire. Des annonces pour la vente de la tombe et de la première maison de Bertrand parurent fréquemment dans les journaux locaux ; les officiers d’une frégate française firent une fois des offres en leur nom et au nom du gouvernement français pour l’achat de la propriété. Les deux frères furent même en pourparlers avec le célèbre M. Barnum. Ces offres furent signalées au Bureau colonial, qui informa le gouverneur que la cession du terrain à un sujet étranger sous forme de propriété perpétuelle et libre était illégale. 

La situation de Longwood était similaire.

En 1850, l'ingénieux Isaac Moss obtint un bail de 14 ans pour la propriété et tout porte à croire que cela lui permit de chasser l'occupant des lieux, le Capitaine Mason. Isaac Moss s'embarquait ainsi dans une véritable spéculation.

En 1852, la propagande sur le statut de Longwood House était lancée dans la presse de Sainte-Hélène et en 1855, un pamphlet fut publié qui fut même diffusé en France.

Avec l'arrivée au pouvoir de Napoléon III, la restauration de Longwood House devint uniquement une question de temps et en 1856 les négociations furent ouvertes. Il fut alors proposé au gouvernement d'acquérir la tombe pour la céder ensuite avec Longwood House à l'Empereur français. Les conseillers de la Couronne furent consultés sur les aspects juridiques de l'affaire. Selon Cockburn et Westbury, Sainte-Hélène ayant été un territoire « occupé » et non « cédé », les premiers habitants apportèrent avec eux les lois anglaises alors existantes et applicables, parmi lesquelles une loi interdisant aux étrangers de posséder un terrain. Que cela soit le cas ou non, cela avait peu d'importance ; la loi interdisant aux étrangers de détenir un terrain et la loi de Mortmain sur la propriété ayant été introduites, les autorités locales étaient habilitées à modifier leurs lois en vertu du Government of India Act de 1833. Il aurait donc été légal pour les autorités de Sainte-Hélène, sous la direction du gouvernement de Sa Majesté, de voter un règlement visant à céder ces terres à l'Empereur des Français. Mais le président de la Cour de Sainte-Hélène n'était pas de cet avis. Il considéra la cession illégale et contraire au droit public anglais. Cependant, les seuls remerciements qu'il reçut pour sa peine concernaient l'expression « sans réserve » de son point de vue. Les actes de cession furent dûment dressés et l'ordonnance nécessaire fut promulguée.

Le transfert fut confirmé en temps utile par un Ordre de la Reine au Conseil, signé étrangement par William Bathurst, et qui constitue l'unique ordonnance présente dans le Code de Sainte-Hélène, exception faite de celle abrogeant les Ordres au Conseil mentionnée précédemment. Localement, cette mesure fut impopulaire[1]. »



[1] R. Kitching, Premier Secrétaire du Gouvernement – texte traduit par Michel Dancoisne-Martineau, inédit.




L'histoire des domaines nationaux dans l'île de Sainte-Hélène (Océan atlantique sud) #01





Il y a quelques jours, un lecteur m’a écrit pour me demander s’il existait des plans et cartes des domaines nationaux français sur l’île de Sainte-Hélène.


Oui, ils existent bel et bien.

Pour la Maison de Longwood et le Tombeau de Napoléon, j’ai ressorti les copies des documents originaux, soigneusement annexés à l’acte de proposition de vente établi en 1856.


Le domaine de la Tombe nommé alors "le Val Napoléon"

   


Puis la Maison de Longwood : 

 

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Pour le Pavillon des Briars, voici la copie du plan cadastral qui accompagnait le dernier transfert de propriété. Celui-ci fut le fruit de deux dons privés offerts à la République française : le premier, en 1957, par Dame Mabel Brooks ; le second, en 2008, par moi-même. les deux propriétés sont indiquées par les contours en rouge.


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Mais ces plans, s’ils sont précieux, ne prennent vraiment sens que replacés dans leur contexte. Il faut remonter le fil du temps, comprendre leurs origines, les circonstances de leur élaboration, et suivre leur histoire jusqu’à aujourd’hui.

C’est pourquoi, à l’occasion de cette question, je vous propose une série d’articles retraçant pas à pas l’histoire de ces lieux, telle qu’elle se lit à travers leurs cartes et leurs plans.

Commençons par le début, avec un rappel historique qui nous replongera au XIXᵉ siècle, au moment où la France acquit les deux premiers sites napoléoniens de l’île : la Maison de Longwood et le Tombeau de l’Empereur. ... (à suivre)

jeudi 17 avril 2025

Les gouaches du "Chinois"

Parmi les oeuvres présentées aux domaines nationaux de Sainte-Hélène, nous trouvons quelques gouaches réalisées par un artiste chinois qui proposait entre 1821 et 1840 ses oeuvres aux nombreux visiteurs qui faisaient alors escales sur l'île. 

Les Briars et la cascade (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


La Tombe de Napoléon (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Jamestown, Main Street (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Porteous House, Jamestown  (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)



Napoléon sur son lit de mort (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Longwood New House (dépôt du Musée national de Malmaison)

La tombe de Napoléon  (dépôt du Musée national de Malmaison)


Longwood New House  (dépôt du Musée national de Malmaison)


La Tombe de Napoléon  (dépôt du Musée national de Malmaison)



Entrée du domaine de la Tombe de Napoléon (dépôt du Musée national de Malmaison)

vendredi 13 décembre 2024

Une équipe de la Direction des immeubles et de la logistique (DIL) a visité "Notre musée du bout du Monde"

 "Notre musée du bout du Monde" par Stéphanie Celle


Une mission de la Direction des immeubles et de la logistique (DIL) du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères s'est déroulée du 30 novembre au 8 décembre 2024 à Sainte-Hélène où le MEAE à la charge de la conservation et valorisation des Domaines nationaux de Sainte-Hélène depuis 1857. 

Maison de Longwood


Ces lieux de mémoire des dernières années de Napoléon sont le pavillon des Briars, la maison de Longwood et le tombeau avant le transfert des Cendres.

La dernière mission de la DIL date de 2001 et il était nécessaire de faire un point général en appui des actions de Michel Dancoisne-Martineau, directeur et conservateur des Domaines, consul honoraire de France à Sainte-Hélène.

La mission avec toute l'équipe

Jehanne Lazaj, cheffe du bureau du patrimoine et de la décoration, Anaïs Silvain, régisseuse des œuvres d'art et Stéphanie Celle, cheffe du secteur étranger 2 avaient pour objectifs principaux d'étudier les conditions de la restauration de la toiture de la maison de l'Empereur, de réaliser un bilan sanitaire des collections et de proposer une muséographie sécurisant mieux les œuvres et objets témoins de la vie de Napoléon.

Les échanges avec les 8 membres de l'équipe du site leur ont permis de mieux saisir les "incontournables" de l'ile : humidité constante, exposition aux forts vents Sud-Est, lutte permanente contre les nuisibles notamment les termites, rareté des ressources matérielles, complexité opérationnelle...

La Chambre à coucher de l'Empereur

A la suite des observations et relevés ainsi que des échanges avec des institutions et professionnels locaux, des propositions seront formulées pour renouveler le parcours de visite et améliorer les conditions de conservation de ce patrimoine unique.

Stéphanie Celle : "La mission à Sainte Hélène a permis de toucher du doigt la singularité de ce contexte insulaire et de revenir avec une connaissance partagée des sites et des acteurs. Des propositions sont à mettre sur pied à présent !"

L'équipe de la DIL avec le conservateur sur place




samedi 23 novembre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #5 - 1984 - escale de la "Jeanne d'Arc"

Cinquième et dernier reportage photographique des escales de bâtiments de la Marine nationale française accueillis à Sainte-Hélène par Gilbert Martineau entre 1957 et 1987


Gilbert Martineau sur le pont de la "Jeanne"

Visite du Gouverneur, sir John Dudley Massingham 


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Cérémonie officielle à la Tombe de Napoléon