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Affichage des articles dont le libellé est Jardins de Longwood. Afficher tous les articles
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dimanche 13 septembre 2026

Longwood House — Carnet de la réforme muséale #4

 Maison de Longwood : publication du projet muséal (Option C)


Depuis plusieurs années, les Domaines nationaux conduisent une réflexion de fond sur l'avenir de Longwood House et sur la manière de mieux raconter aux visiteurs l'histoire de Napoléon à Sainte-Hélène.


Cette réflexion s'est progressivement enrichie des observations recueillies sur le terrain, des échanges avec les visiteurs, des discussions menées avec les services du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, avec de nombreux historiens, conservateurs, mécènes et amis de Sainte-Hélène.


Aujourd'hui, j'ai souhaité rendre public le document présentant l'Option C, qui constitue désormais la solution retenue comme base de travail pour les années à venir.

Il ne s'agit pas d'un projet figé. Comme toute réflexion patrimoniale, il continuera d'évoluer au rythme des études, des échanges et des possibilités offertes par les futurs partenaires.

Le rendre public répond à une conviction simple : les grands projets patrimoniaux gagnent à être partagés. Ils deviennent ainsi un objet de réflexion collective avant même de devenir une réalité.

Je remercie très sincèrement toutes celles et tous ceux qui, depuis plusieurs années, contribuent, chacun à leur manière, à nourrir cette réflexion.

La suite reste à écrire.




Accéder au projet

Afin de permettre à chacun — partenaires, chercheurs, visiteurs, amis du lieu — de découvrir ce travail dans son intégralité, je mets à disposition ici le libellé complet du projet muséal, accompagné de ses documents de référence (PDF) :

👉 [Accéder au libellé du projet muséal de Longwood House]

👉 [Accéder au rapport du choix de projet – décision du 9 septembre 2026]

jeudi 10 septembre 2026

Le camélia de Madame Bertrand

Une lectrice de ce blog m’interrogeait autrefois sur le camélia de Madame Bertrand, que lui avait envoyé Lady Holland.


L’arbre original poussait à Hutt’s Gate, première résidence de la famille Bertrand à Sainte-Hélène. Il disparut malheureusement au début des années 1990, coupé par le révérend qui occupait alors la maison.

Tout ne fut cependant pas perdu. Un camélia obtenu autrefois par bouturage subsiste dans les jardins de Longwood House.


Deux siècles ont passé, l’arbre de Madame Bertrand a disparu, mais quelque chose de lui demeure encore là.

Même blancheur. Même pureté.

dimanche 30 août 2026

Le Pavillon chinois de Longwood retrouve son dragon

 À l’extrémité des jardins de Longwood se trouve une construction si modeste qu’elle pourrait presque passer inaperçue. Pourtant, le petit kiosque chinois constitue en quelque sorte le point final des aménagements entrepris par Napoléon dans ses jardins.

Son histoire commence en août 1820. Le comte de Montholon avait remarqué qu’une plateforme de terre, située à l’extrémité orientale de l’amphithéâtre, offrait une vue remarquable sur l’océan vers le sud-est, précisément du côté par lequel arrivaient les navires. Napoléon accepta que l’on y construisît à son intention un petit poste d’observation.


début de la restauration du pavillon chinois


Parmi les ouvriers chinois employés à Plantation House se trouvait alors un menuisier particulièrement habile, connu sous le numéro 5. C’est à lui que fut confiée la construction de ce minuscule pavillon que les Anglais désignèrent assez pompeusement comme la « Maison d’été chinoise ».

Très vite, Napoléon s’intéressa lui-même au chantier. Deux semaines à peine après le commencement des travaux, il venait presque quotidiennement en suivre l’avancement et, dès le 22 août, intervint pour en modifier la structure.

Le 28 octobre 1820, il put enfin profiter du kiosque achevé. La petite pièce carrée était éclairée par des fenêtres vitrées à petits carreaux disposés en losanges. L’extérieur avait été peint en vert clair, les châssis en gris. On y accédait par quelques marches aménagées dans le talus herbeux. Avant de regagner Plantation House, le menuisier chinois avait ajouté au sommet de la toiture un détail délicieux : une girouette en forme de dragon.




Le pavillon appartient aussi aux derniers mois de Napoléon à Longwood. Il vint s’y asseoir à plusieurs reprises en novembre 1820. En décembre, devenu trop faible pour gravir les marches, il resta en contrebas tandis que Marchand tendait les murs intérieurs de mousseline et posait de modestes rideaux aux fenêtres. Le 4 janvier 1821, vers huit heures du matin, Napoléon parvint encore à y monter pour prendre son café. L’effort lui coûta tant qu’il n’y revint plus.

Plus de deux siècles après, cette construction légère demeure l’une des fabriques les plus fragiles des jardins de Longwood. Sa situation, son exposition constante aux vents et à l’humidité, mais aussi la délicatesse de ses éléments de bois imposent une surveillance et des interventions régulières.




Une restauration devenue nécessaire

En 2026, il ne s’agissait plus de procéder à quelques réparations ponctuelles. Le Pavillon chinois nécessitait une véritable remise en état générale.

La toiture caractéristique en forme de pagode a dû être entièrement reprise. Les fenêtres à vitrages disposés en losanges ont été restaurées, de même que les huisseries, les boiseries et les différents éléments extérieurs de cette petite construction particulièrement exposée aux intempéries de Longwood.

Et puisque restaurer un tel lieu consiste aussi à préserver ces détails apparemment insignifiants qui lui donnent son caractère, le dragon de la girouette a lui aussi retrouvé sa place au sommet du pavillon.

Il y a quelque chose d’assez émouvant à consacrer autant de soins à une construction aussi petite.

Elle n’a jamais été un monument. Elle ne devait même être, à l’origine, qu’un endroit où Montholon pourrait regarder la mer. Napoléon se l’appropria pourtant presque aussitôt, comme il s’était peu à peu approprié ces jardins créés autour d’une maison qu’il n’avait pas choisie.

Et c’est peut-être pour cela que nous continuons à entretenir ce kiosque avec tant d’attention. À Longwood, les choses les plus modestes sont parfois celles qui nous rapprochent le plus sûrement des dernières années de l’exil.



Deux siècles plus tard, le petit pavillon regarde toujours la mer. Et son dragon tourne de nouveau dans le vent de Longwood.

jeudi 2 avril 2026

La Grotte de Longwood

 À Longwood, la grotte n’est pas une fantaisie. Elle apparaît tardivement, à un moment où tout change de nature. Vers 1819, Napoléon cesse peu à peu de penser son retour pour se consacrer à un espace plus restreint, mais qu’il peut encore ordonner : celui du jardin.



Le projet naît d’un excès. Sur l’emplacement du Grand Bassin, il fait d’abord élever un massif de gazon presque vertical, haut de trois mètres, composé de la terre extraite des bassins et des allées creuses. Disposé en gradins plantés de rosiers, l’ensemble dessine un arc de cercle dont la forme évoque, de manière presque inconsciente, celle de son chapeau. Mais une fois l’ouvrage achevé, il le juge trop imposant, presque oppressant.

C’est alors qu’intervient le geste décisif : il fait percer cette masse en son centre, à hauteur d’homme, pour y creuser une grotte.




L’espace ainsi ménagé est soigneusement construit. La cavité, parfaitement circulaire, est revêtue de planches peintes à l’huile, ornées de motifs chinois. À l’intérieur, quelques bancs de gazon, une table ronde, des chaises. L’ensemble est simple, mais ordonné. Très vite, la grotte devient un lieu d’usage quotidien : on s’y installe pour prendre le café, à l’ombre, à l’abri du vent. Des portes-fenêtres sont même ajoutées pour couper les courants d’air qu’il redoute.

Ce qui frappe, c’est la nature même de ce lieu. La grotte ne domine pas le jardin, elle s’y enfouit. Elle n’ouvre pas sur le paysage, elle s’en protège. Là où le regard portait auparavant sur une masse construite, il rencontre désormais un vide habitable.

Dans le même temps, Napoléon fait édifier, face au bassin, une grande volière de bois et de bambou, construite sans clous ni vis par l’un des ouvriers chinois de Longwood. L’ouvrage est remarquable, mais il restera presque inutile : exposée en plein soleil, la cage ne peut accueillir durablement aucun oiseau et demeure ouverte, vide, comme un dispositif sans fonction.




Entre la grotte et la volière s’établit un contraste silencieux. D’un côté, un espace fermé, ombragé, protecteur ; de l’autre, une structure ouverte, offerte à la lumière, mais inhabitable. Deux formes, deux intentions, dont une seule trouve sa place dans le quotidien de l’exil.

La grotte, elle, s’impose comme un refuge. Elle marque un moment précis : celui où Napoléon ne cherche plus à transformer le monde, mais à se ménager des espaces de retrait. Il ne construit plus pour être vu, mais pour s’y tenir, quelques instants, à l’écart.



Dans ce jardin qu’il façonne avec une attention presque obstinée, la grotte devient ainsi le point le plus intime. Non un lieu de représentation, mais un lieu de présence réduite, presque silencieuse. Un espace où, face au vent de Longwood et à l’effacement progressif de toute perspective, il continue simplement d’habiter le temps.

dimanche 22 février 2026

Reflections on A Journey to St Helena: Journey's End: - Le dernier Napoléon

Je découvre avec gratitude la recension que John Tyrell consacre à mon dernier ouvrage.
Lecture attentive, précise, exigeante — comme toujours.



Je la partage ici pour ceux qui souhaiteraient en prendre connaissance :

Reflections on A Journey to St Helena: Journey's End: - Le dernier Napoléon : "This last Napoleon is multifaceted. He is the one we like to imagine". When I first heard of the title I thought...

jeudi 17 avril 2025

Les gouaches du "Chinois"

Parmi les oeuvres présentées aux domaines nationaux de Sainte-Hélène, nous trouvons quelques gouaches réalisées par un artiste chinois qui proposait entre 1821 et 1840 ses oeuvres aux nombreux visiteurs qui faisaient alors escales sur l'île. 

Les Briars et la cascade (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


La Tombe de Napoléon (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Jamestown, Main Street (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Porteous House, Jamestown  (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)



Napoléon sur son lit de mort (don Jean-Paul Mayeux - dépôt de la Fondation Napoléon)


Longwood New House (dépôt du Musée national de Malmaison)

La tombe de Napoléon  (dépôt du Musée national de Malmaison)


Longwood New House  (dépôt du Musée national de Malmaison)


La Tombe de Napoléon  (dépôt du Musée national de Malmaison)



Entrée du domaine de la Tombe de Napoléon (dépôt du Musée national de Malmaison)

jeudi 25 janvier 2024

Son Altesse Royale le Prince Edward, le Duc d'Édimbourg visite la Maison de Longwood

Ce jeudi 25 janvier 2024, au matin, Son Altesse Royale le Prince Edward, le Duc d'Édimbourg, a visité la Maison Longwood.

Voici les photographies prises durant sa visite. 
















 

jeudi 3 août 2023

Longwood House - Organisation événementielle - part 3 - Location des espaces verts autour de la maison de Longwood

 

Longwood House - Louer les jardins 

 Si les appartements où Napoléon a vécu ses dernières cinq années et est mort sont sacralisés, les espaces verts aménagés par l'Empereur entre 1819 et 1821 peuvent être loués pour des réceptions, des séances photos et des pique-niques.

Attention : La Maison de Longwood ne saurait être un hôtel ou un restaurant. C'est l'équipe en charge de la maintenance et du Musée qui offre ce service de manière exceptionnelle à tous ceux qui souhaitent vivre une expérience unique. 















Les opérations particulières (location d’espace, nuitées à Longwood, visites guidées spéciales, etc.) peuvent être organisées par arrangement préalable par courriel à BEPSP@helanta.co.sh.

NB1 : Toutes les recettes (droits d’entrée, audioguide, boutique, services) sont affectées au fonctionnement et à l’entretien des Domaines, confiés à la Saint Helena Napoleonic Heritage, dont les fondateurs sont le ministère des Affaires étrangères, le Gouvernement de Sainte-Hélène et la Fondation Napoléon.

NB2 :  Le personnel d’accueil et d’entretien est uniquement composé de collaborateurs locaux. La plupart d’entre eux ne sont pas francophones, difficulté que les audioguides permettent largement de surmonter. Nous vous remercions de votre compréhension sur ce point.