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mercredi 25 février 2026

Sainte-Hélène, symbole de l’amitié anglo-française

Sainte-Hélène est l’une des dernières possessions héritées de l’Empire britannique. 

Confetti volcanique posé au milieu de l’Atlantique Sud, elle pourrait n’être qu’un point discret sur les cartes. Pourtant, pour le monde entier — et même pour les Anglo-Saxons eux-mêmes — son nom demeure indissociable de celui de l’empereur des Français.

Parloir, Longwood House

Ainsi, cette île lointaine est devenue un trait d’union paradoxal entre deux grandes et anciennes nations, longtemps rivales, souvent ennemies, mais toujours liées.

En 1815, lorsque Napoléon fut relégué à Sainte-Hélène, l’Europe sortait exsangue de plus de vingt années de bouleversements. Monarchies absolues et régimes libéraux coexistaient dans un équilibre fragile ; conservatisme et libéralisme s’observaient, s’opposaient ; les mouvements nationaux commençaient à s’affirmer.

Comme l’écrivait Gilbert Martineau :

« En 1815, Napoléon mis sous clé à Sainte-Hélène, l'Angleterre et la France s'étaient retrouvées comme après Picquigny mais dans une Europe en ébullition, où monarchies absolues et régimes libéraux coexistaient, conservatisme et libéralisme allaient s'affronter et les mouvements de nationalités s'affirmer. Les deux nations, qui faisaient figure de directeurs de conscience, n'avaient d'autre choix que d'esquisser un rapprochement. »
Gilbert Martineau, L’Entente cordiale, Éditions France-Empire, 1984

L’épisode de Sainte-Hélène marque une césure.


Depuis l’installation de Napoléon sur le rocher atlantique, la France et la Grande-Bretagne ne se sont plus jamais affrontées directement sur un champ de bataille. Les rivalités ont subsisté, les divergences ont perduré, quelques esclandres ont ponctué l’histoire. Mais la guerre ouverte entre les deux nations s’est tue.

Sainte-Hélène est ainsi devenue, presque malgré elle, un monument naturel que l’histoire s’est approprié. Lieu d’exil, lieu de captivité, elle s’est transformée en symbole discret d’une réconciliation progressive.


Entre mémoire française et souveraineté britannique, l’île incarne aujourd’hui cette entente devenue structurelle.

Sur ce plateau battu par les vents, l’histoire des conflits s’est muée en mémoire partagée.
Et lorsque le soir descend sur Longwood, il ne distingue plus les anciennes frontières : il enveloppe simplement un lieu où deux nations ont appris, lentement, à se reconnaître autrement.


samedi 23 novembre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #5 - 1984 - escale de la "Jeanne d'Arc"

Cinquième et dernier reportage photographique des escales de bâtiments de la Marine nationale française accueillis à Sainte-Hélène par Gilbert Martineau entre 1957 et 1987


Gilbert Martineau sur le pont de la "Jeanne"

Visite du Gouverneur, sir John Dudley Massingham 


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Cérémonie officielle à la Tombe de Napoléon







mercredi 6 novembre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #4 - 1972 - escale de la "Jeanne d'Arc" et de son escorte

 L'escale du porte hélicoptères Jeanne d'Arc de 1972 avait permis une série de photographies aériennes. 


La “Jeanne d’Arc” et son escorte en rade dans la baie de Jamestown

Visite officielle du Gouverneur Oates à bord



Cérémonie officielle autour de la Tombe de Napoléon
avec le Gouverneur Oates en uniforme




Le commandant de Castelbajac dépose une gerbe



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L'escale du porte hélicoptères Jeanne d'Arc de 1972 avait permis une série de photographies aériennes de Longwood

 

vendredi 1 novembre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #3 - 1967 - escale de la "Jeanne d'Arc" et du "Victor Schoelcher" - novembre 1967

 Pour Gibert Martineau, officier de la marine nationale en réserve, les escales de bâtiments militaires étaient des moments très émotionnels. 

Au mois de novembre 1967, il a accueilli la "Jeanne d'Arc" et le "Victor Schoelcher"





Cérémonie à la Tombe

Visite à bord du Gouverneur, Sir John Field




Cérémonie à la Tombe avec le gouverneur en grand uniforme colonial
 et C.V. Gélinet, Commandant de la "Jeanne d'Arc", CF Robinet, Commandant le "Victor Schoelcher"



samedi 26 octobre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #2 - 1963 - escale de la "Jeanne d'Arc" - décembre 1963

 Voici, en photographies, le récit de la visite de la "Jeanne d'Arc" - décembre 1963



L'escale avait commencé par lisite officielle à bord de Sir John Field, Gouverneur - Capitaine de Vaisseau Postec, Commandant de la "Jeanne d'Arc"

 

Cérémonie à la Tombe

 



Pour se rendre à la cérémonie qui s’est tenue à la Tombe, l’équipage a marché de Jamestown soit huit kilomètres en montée ! … ici, ci-dessous, sur le chemin du retour.



Et pour ceux qui le souhaitaient, et qui avaient encore l'énergie, grimper en courant les 699 marches de l’échelle de Jacob.


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L'escale fut aussi l'occasion de la remise de la Légion d'honneur au C.F. Carsin du "Victor Schoelcher"

 



jeudi 24 octobre 2024

Conservateurs des domaines français à Sainte-Hélène #1957-1987 _ Gilbert Martineau #1 - 1958

 En restaurant le Pavillon des Briars et en le rouvrant au public, nous avons créé un nouvel espace d'exposition.

Gilbert Martineau, lieutenant de marine

Pour rendre hommage à Gilbert Martineau, le conservateur qui, dès son arrivée en 1957, a convaincu Mabel Brooks, petite-nièce de Betsy Balcombe, de faire don du Pavillon à la France (le terrain environnant ne sera, lui, rattaché à la propriété française qu’au début des années 2000), nous avons organisé une exposition de photographies retraçant son administration des domaines nationaux, de 1957 à 1987.



Trois photographies de Gilbert devant les appartements de fonctions du conservateur à Longwood durant les années 1970



Gilbert, Roger Martineau est né le 26 juillet 1918 à Rochefort-sur-mer. Il est mort à La Rochelle le 23 août 1995. Il était à Londres en 1939 lors de la déclaration de guerre. En 1940, il rejoint la France libre. En Angleterre, il servira à bord d’un sous-marin anglais puis comme interprète. En 1943, il est envoyé en Mauritanie, à la base navale de Port-Etienne (aujourd’hui Nouadhibou). Il terminera la guerre comme enseigne de vaisseau. En 1945, il demande sa mise en disponibilité. Directeur de publication aux Éditions Nagel de 1949 à 1953, il fréquente les salons parisiens notamment celui de Rosemonde Gérard et de son fils Maurice Rostand, il est l’ami de Serge Lifar, redevenu en 1947 maître de ballet à l’Opéra de Paris[1], il côtoie aussi Jean-Paul Sartre, Jean Cocteau, le Prince Félix Youssoupoff. Rappelé sous les drapeaux, de 1954 à 1955, il sert de nouveau dans la Marine Nationale à la base aéronavale d’Aspretto, en Corse, en qualité de « chef des services généraux et opérations ».

Il arrive à Sainte-Hélène en 1957.

 

Jean-Paul Kauffmann[2] a brossé un portrait de l’homme qui est devenu, en 1986, mon père adoptif. Il m’a même appris certains épisodes de sa carrière que j’ignorais.




Gilbert, un an avant sa mort en 1995







[1] Serge Lifar était à partir de 1947 (et jusqu’en 1958) Premier danseur étoile, chorégraphe, maître de ballet et professeur au Théâtre national de l’Opéra. Fondateur et directeur de l’Institut chorégraphique de l’Opéra : professeur-conférencier.

[2] Jean-Paul Kauffmann, La chambre noire de Longwood, La Table Ronde, Paris, 1997




Le Pavillon des Briars © Bob Johnson, 1961

 En guise d’introduction, l'exposition présente des photos du Groupe "Jeanne d'Arc", prises pendant la période où Gilbert Martineau était en poste à Sainte-Hélène, en tant qu’officier de réserve de la Marine nationale.

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Pour commencer, Visite de la "Jeanne d'Arc" et du "La Grandière" - Janvier 1958 - G. Lewis, Gouverneur C.V. DARTIGUE, Commandant




visite protocolaire du Gouverneur à bord du bâtiment dans la rade de Jamestown


Une cérémonie avait été organisée autour de la Tombe, 1958












Visite de la Maison de Longwood

Visite de Longwood, 1958





Service religieux à Jamestown